Arsène, parce qu’on ne retiendra que les bons moments !

wenger

Arsène le football vous dit merci. Merci pour votre amour du jeu. Du beau jeu. Merci pour votre obsession du collectif porté vers l’avant. Quitte à se déséquilibrer parfois jusqu’à l’excès. Merci pour ce jeu si alléchant proposé durant toutes ces années. De la finesse technique, du déplacement et des redoublements de passes à en donner la migraine aux défenseurs adverses.

Un cocktail qui aura permis à Arsenal d’obtenir 17 trophées en 22 ans sous vos ordres. Qui vous aura quasiment emmené sur le toit de l’Europe en 2006. Qui aura fait de votre équipe une référence en termes de style. Et en termes de résultats pendant de nombreuses années. Une passion pour le jeu qui fait de vous le seul entraineur à avoir remporté le titre en Premier League sans perdre la moindre rencontre. La fameuse saison des Invincibles, gravée dans le mémoire des Gunners et celle des fans de foot en général. Une domination sans partage qu’aucun autre n’a réussi à égaler à ce jour. Pas même le flamboyant City de Pep Guardiola.

Alors oui, il n’y eut pas que des sourires pendant votre règne. En 22 ans cela aurait été plus qu’étonnant. Mais, la nostalgie aidant, on oubliera bien volontiers les années de disette, une certaine frilosité sur le marché des transferts, les « Wenger out » et les autres échecs. On ne retiendra que les 3 titres en Premier League, les Invincibles, le record en FA Cup, le jeu pratiqué. Les Henry, Vieira, Grimandi, Pirès, Wiltord … pour notre côté chauvin. Et les autres joueurs que vous avez fait évoluer pour les transformer en star du foot mondial. Plus qu’une équipe, c’est un club que vous avez fait grandir. Très peu peuvent en dire autant …

On n’oubliera pas non plus les à-côtés mémorables. Cette expulsion contre Manchester United. Votre rivalité avec Sir Alex Ferguson, l’autre monstre de longévité en Angleterre. Votre histoire d’amour avec les parkas ou ce huitième de finale de finale de Coupe d’Angleterre contre Sheiffield que vous avez fait à rejouer. Le départ d’Highbury puis l’arrivée de l’Emirates Stadium. Et, avant cela, un nouveau centre d’entraînement innovant qui avait déjà amené le club dans une nouvelle ère. Sans oublier, votre fidélité infaillible aux Gunners malgré les (très) nombreuses sollicitations. Une rareté, presque une anomalie dans le football moderne.

En bref, on ne retiendra d’Arsène Wenger que le Arsène vainqueur. En bref, on ne vous oubliera pas Arsène.

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