Karamoh, le patient italien

MILAN, ITALY - SEPTEMBER 24:  Yann Karamoh of FC Internazionale (L) in action during the Serie A match between FC Internazionale and Genoa CFC at Stadio Giuseppe Meazza on September 24, 2017 in Milan, Italy.  (Photo by Claudio Villa - Inter/Inter via Getty Images)

Avant le Derby d’Italia face à la Juventus, French Touch s’est penché sur le jeune milieu de terrain, peu utilisé pour le moment par Luciano Spaletti.

Dimanche dernier, Yann Karamoh a foulé la pelouse de Giuseppe Meazza pour la deuxième fois de sa jeune carrière avec le maillot de l’Inter. Face au Chievo Verone (5-0), l’ancien Caennais a remplacé pour les cinq dernières minutes Antonio Candreva.

Le milieu de terrain a attendu plus de deux mois pour retrouver la compétition. Entre temps, il a pris place sur le banc sans entrer en jeu, prenant son mal en patience. Ce qui peut s’expliquer de plusieurs manières.

A son poste, Antonio Candreva ou Ivan Perisic sont des avaleurs de temps de jeu. Sept passes décisives pour l’un, sept buts pour l’autre, les stats parlent d’elles même. Et il est difficile de prendre la place de ces deux internationaux chevronnés.

La seconde raison, c’est que l’Inter, privée de toutes compétitions européennes, n’est pas amenée à effectuer un turn over. La Coupe d’Italie n’a pas encore démarré pour les clubs de Serie A. Du coup, Luciano Spaletti s’appuie sur la même ossature, et celle-ci lui donne satisfaction puisque son équipe est la dernière équipe invaincue dans les grands championnats européens.

« Il est prometteur, on l’a recruté pour ça »

Enfin, même s’il est un grand espoir, il ne faut pas oublier que Yann Karamoh n’a que 19 ans. Il arrive dans un nouveau pays, découvre une nouvelle culture du jeu et dois digérer tout ça. Son coach, lui, entend prendre son temps pour ne pas le griller : « Karamoh a une grosse frappe. Il est prometteur, on l’a recruté pour ça. Il doit encore s’intégrer. Il a déjà fait un premier pas : il a démontré ses qualités, il en prend conscience et l’équipe lui fait confiance » avait-il déclaré en septembre dernier.

Arrivé au dernier jour du mercato du Stade Malherbe de Caen, prêté pour deux ans alors qu’il était convoité par la Fiorentina ou Saint-Etienne, l’international espoir a fait un choix risqué. « Avec du temps et de la patience, on arrive à bout de tout » dit le proverbe. Une leçon que pourrait bien appliquer Yann Karamoh.

(Crédit Photo : enjoyinternews.com)

 

Jérôme Olivari

 

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