Nonante Minutes : les aventures de Quentin Beunardeau (épisode 1)

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Tout au long de la saison, l’équipe de French Touch FC suivra le quotidien de Quentin Beunardeau au sein de l’AFC Tubize. Dans les bons comme les mauvais moments, le portier Sang et Or vous fera entrer dans l’intimité d’un club professionnel. En voici le premier épisode.

Ils sont huit clubs de deuxième division belge sur la ligne de départ. A la fin, un seul d’entre eux accédera directement en Jupiler League. Parmi ces clubs, l’AFC Tubize et sa grande colonie française. Depuis deux saisons, Quentin Beunardeau en est le gardien du temple. Avec la troisième meilleure défense, il n’a pas été étranger à la belle quatrième place obtenue par le club wallon la saison dernière.

D’ailleurs, ce dernier n’a pas tardé à se faire une place de choix dans le cœur des supporters qui ont élu leur « keeper » joueur de l’année. Logiquement ambitieux cette année, le début de saison ne s’est pas déroulé comme prévu : « on démarre par un nul dans le derby (2-2 contre l’Union Saint-Gilloise) puis on enchaine avec une défaite à Lommel où on en prend quatre, explique le gardien de but. Après ce match, l’entraineur s’en va ».

Exit Thierry Goudet donc, remplacé par Régis Brouard. Un coach au caractère bien trempé, qui va rapidement poser son empreinte sur le groupe : « C’est un super coach, avec un bon discours. Il nous a redonné de la confiance, nous a fait repartir vers l’avant. La preuve en est, pour son premier match on gagne 4-1, et on menait 3-0 au bout dix minutes ».

Après une série de résultats positifs, les Sang et Or sont retombées dans leur travers, mais pas de quoi entamer la confiance engrangée : « justement, on en avait peut-être un petit peu trop, reconnaît Beunardeau. Mais dans le vestiaire, tout se passe bien. On a manqué parfois de chance, les décisions arbitrales n’ont pas toujours été en notre faveur. Dans ce championnat, on peut gagner et perdre contre tout le monde. On joue des gros matchs tous les week-ends ».

« Au moins cette année, on ne s’ennuie pas »

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Avec la nouvelle formule du championnat, Tubize entend bien obtenir au moins une place en play-offs (le 1er du championnat monte, les 3 autres rencontrent les équipes de D1 classées entre la 7e et la 15e place, NDLR) : « l’an dernier, il y avait une différence entre le haut et le bas de tableau. Au moins, cette année, on ne s’ennuie pas, tous les matchs ont un intérêt, lâche l’ancien Manceau. A la fin de saison, il y a cette petite récompense si tu termines bien classé. On a envie de se qualifier pour jouer face aux équipes de Jupiler Pro League. Le vainqueur est, en plus, qualifié pour l’Europa League, donc pour une équipe de D2, c’est encore plus motivant ».

Avec ce resserrement de niveau, la D2 belge vaut le coup d’œil : « il y a de belles équipes, on joue dans des stades pleins. Les Flamands sont plus fervents que les Wallons. A Tubize, le public est un peu moins nombreux mais il est tout de même présent. Ce week-end, à Anvers, on va jouer devant 10 000 personnes, en France, peu de clubs peuvent en dire autant ».

A seulement trois petits points, l’AFC peut, en cas de victoire, doubler son adversaire du jour et se positionner parmi les quatre places tant convoitées.

A suivre…

Jérôme Olivari –


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