Nonante minutes, les aventures de Quentin Beunardeau (épisode 2)

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Un coup de sang, un passage sur le banc, un match de coupe épique et un retour en grâce. Quentin Beunardeau a connu de nombreuses péripéties ses dernières semaines. Pour French Touch FC, il revient sur ces événements. Découvrez l’épisode 2 de notre série.

Que le football va vite. Quentin Beunardeau peut en attester. En un mois, il est passé par tous les états. On avait quitté le gardien de l’AFC Tubize avant un match charnière à Antwerp. Depuis, la deuxième partie de saison a déjà commencé, et un match de coupe épique a failli faire basculer le club wallon dans l’euphorie. Malheureusement, le constat est toujours le même : « on fait le yo-yo au niveau des résultats, regrette l’ancien Manceau. Ça nous pénalise. On a vraiment besoin de faire une bonne seconde partie de championnat pour pouvoir ensuite jouer les play-offs avec les D1″. La formation dirigée par Régis Brouard a les qualités pour mieux faire. La rencontre contre le KV Ostende en Coupe de Belgique en est la preuve. Mais il est aussi le résumé de la saison : « On fait vraiment un super match. On perdait (0-2), puis on arrive à revenir et même à passer devant. Sur une erreur individuelle on se fait rejoindre. En prolongation, on manque un peu de jus et de lucidité et on prend un penalty à la dernière minute (3-4). Quand on met autant en difficulté le deuxième de Jupiler Pro League, ça prouve des choses. Notamment, que ça se joue dans la tête. C’est assez frustrant ».

« Gardien, on est dans un monde à part et avoir quelqu’un sur qui tu peux compter, c’est essentiel »

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Ce trop plein de frustration, Quentin Beunardeau en a payé les conséquences. A Antwerp, il lance le ballon sur un ramasseur de balle un peu trop chambreur. L’image fait le tour des réseaux sociaux. S’il ne récolte qu’un carton jaune sur le terrain, il en paiera les conséquences en coulisses : « on perdait 2-0, il restait 10 minutes et on allait enchainer une troisième défaite d’affilée, se souvient-il. Le ramasseur jouait un peu avec moi, je n’ai pas trop apprécié. Le public chambrait et j’ai un peu pété les plombs. J’ai reçu une amende et je me suis excusé auprès du coach. Il m’a dit qu’il ne savait pas si j’allais jouer le match d’après parce qu’on prenait un peu trop de buts et qu’il fallait un déclic. Finalement ça a été un mal pour un bien ». Le portier se réfugie dans le travail, et lorsque Brouard a refait appel à lui au bout de trois matchs, il a répondu présent : « je me sens beaucoup mieux, ça m’a reboosté. J’étais déçu et je voulais lui prouver qu’il avait tort de m’avoir mis sur le banc. Avec Thibault Rausin, on a une concurrence saine. Je ne suis pas du genre à parler dans son dos. Je suis un compétiteur, donc à certains moments, j’étais peut-être moins souriant car j’avais envie de jouer ». Dans ces moments difficiles, le gardien de 22 ans a pu compter sur Thierry Bergmhans, l’entraineur des gardiens : « il ne m’a pas lâché, reconnait-il. Comme je le dis souvent, il est comme mon deuxième père. Depuis l’an dernier, il est là dans les bons comme dans les mauvais moments. Il m’a apporté beaucoup de choses sur le plan humain et sportif. Gardien, on est dans un monde à part, et avoir quelqu’un sur qui tu peux compter à 100%, c’est rare et essentiel. C’est un super mec, avec qui j’ai des affinités. Il nous arrive de nous appeler pour prendre des nouvelles pendant la trêve ou les vacances ». La trêve justement, arrive dans deux semaines. L’AFC Tubize et Quentin Beunardeau comptent bien faire le plein. Histoire de passer les fêtes au chaud. A suivre…

Revivez le premier épisode de « Nonante Minutes : les aventures de Quentin Beunardeau »

Jérôme Olivari – 

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