Nonante Minutes : les aventures de Quentin Beunardeau (épisode 3)

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Une qualification qui lui tendait les bras, une énorme désillusion, Quentin Beunardeau est vraiment passé par tous les états en cette deuxième partie de saison. Pour French Touch FC, le portier revient sur trois mois intenses en émotion. Découvrez l’épisode 3 de notre série.

Que la saison de l’AFC Tubize est frustrante. Et il faut avoir le cœur solide tant les émotions ont fait les montagnes russes chez Quentin Beunardeau. En course et bien partis pour jouer les play-offs 1, les Wallons se sont écroulés à quelques mètres de la ligne d’arrivée : « on jouait contre l’Union Saint-Gilloise qui est notre concurrent direct. Si on gagnait on était directement qualifié. Malheureusement, on perd 2-0 en prenant ces deux buts à un quart d’heure de la fin. Avec un point de retard sur cette équipe, on n’a plus notre destin entre les mains. On affronte le Cercle de Bruges pour le dernier match et on commence mal en prenant un but mais on parvient à égaliser. A la pause, on apprend que l’Union Saint-Gilloise perdait et, du coup, on reprenait la quatrième place qualificative. Certains joueurs n’étaient pas au courant du score, et se projetaient pour nous offrir la victoire. On prend une contre-attaque à la 83e minute qui nous fait mal. On pousse et on prend le troisième dans les arrêts de jeu qui nous a achevés. A ce moment-là, on sait qu’on va jouer les play-offs down… »

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Pour le portier, c’est un vrai coup dur : « j’ai mis du temps à m’en remettre, parce que c’était vraiment notre objectif, lâche Beunardeau. On voulait rencontrer des équipes de D1 et avoir une belle vitrine. Le coach nous a laissé une semaine de repos pour digérer. Mais à la reprise, on sentait qu’on en avait gros sur la patate même si on ne pouvait s’en prendre qu’à nous-mêmes »

Blague belge et grande gueule

Vendredi dernier, les Jaune et Rouge ont repris leur mini-championnat à quatre sur le terrain de Louvain (1-1). Et comme souvent, après avoir ouvert le score, ils se sont fait rejoindre en fin de match : « on manque peut être d’expérience, on essaye de pousser jusqu’au bout, on s’expose à des contres. Nos joueurs d’expériences étaient blessés ces derniers temps. On a commencé les play-offs avec huit points d’avance sur le dernier (les points du championnat régulier ont été divisés par deux), mais on a vu que Lommel allait jouer sa chance jusqu’au bout. On va essayer de rapidement se mettre à l’abri, pour ne pas jouer avec le couteau sous la gorge les dernières rencontres parce qu’on s’est aperçu qu’on gérait mal cette situation. On a deux matchs à domicile, il va falloir prendre le plus de points possible ».

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Malgré cette situation inconfortable, l’ambiance est toujours aussi sympathique au sein du vestiaire. Entre la grande colonie française et les Belges, on s’amuse des clichés de chacun : « le fait de jouer dans un club qui parle français, ça facilite l’intégration. Il y règne une ambiance familiale, je m’y sens bien. On aime bien chambrer, on connaît tous l’image qu’on a du belge, on en plaisante. Mais eux aussi ne se gêne pas pour nous répondre, on a une image de grande gueule, qui se la raconte, ils en jouent aussi. » Il ne reste plus désormais qu’à retrouver le sourire sur le terrain.

A suivre…

Jérôme Olivari –


Quentin Beunardeau

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