Umtiti, Hoarau, Le Tallec, Dembélé… ces Français champions à l’étranger

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Le week-end dernier, plusieurs Français de l’étranger ont été sacré champions dans leurs championnats respectifs. Tour d’horizon de ces Tricolores en plein succès.

Samuel Umtiti, comme une évidence

Il y a longtemps cette saison que le suspense s’est évaporé en Liga. Inéluctable tant sa domination a été implacable, le Barça a officiellement décroché le titre de champion d’Espagne le week-end dernier, à la faveur d’une victoire 4-2 sur la pelouse de La Corogne. Le septième sacre en dix ans des Catalans ne souffre d’aucune contestation. Pilier de cette équipe, Samuel Umtiti a été un artisan majeur de ce triomphe. L’ancien Lyonnais a disputé 24 des 34 journées du championnat, n’étant écarté seulement par des blessures ou des suspensions. Désigné meilleure recrue du Barça la saison dernière, l’international Français a de nouveau donné pleine satisfaction au club et à ses supporters. Qui espèrent le voir prolonger en Catalogne malgré les sirènes venues d’Angleterre.

Ousmane Dembélé, la patience comme vertu

Tout est allé très vite pour Ousmane Dembélé. Au moins aussi rapidement que ses accélérations fulgurantes. C’est dire si sa vie a largement basculé en une année. Après avoir rejoint Barcelone pour plus de cent millions d’euros l’été dernier, l’ancien Rennais a vécu une saison riche en péripéties. Blessé trois mois à l’automne, chahuté par la presse catalane qui le juge « trop tendre », une rechute dès son retour de blessure à l’hiver… Dembélé a dû s’accrocher. Malgré tout, l’international Tricolore a disputé 14 rencontres de Liga, inscrit un but et délivré six passes décisives. Dans l’ombre de Messi, Suarez ou Coutinho, « Dembouz » a encore du chemin à parcourir. Mais avec un titre pour une première saison et des statistiques honorables, le plus dur est peut-être derrière lui.

Lucas Digne, la discrétion récompensée

Il n’a certainement pas été l’homme le plus important du titre blaugrana. Mais en suppléant parfaitement Jordi Alba, le latéral gauche peut aussi savourer sa part du gâteau. Apparu à onze reprises en Liga, l’ancien Lillois a début sept rencontres de championnat. S’il n’a pas eu un temps de jeu conséquent, Digne s’est parfaitement inscrit dans la rotation et le collectif barcelonais. Sans faire de vagues, il remporte ainsi le quatrième titre de champion de sa carrière après les trois de Ligue 1 obtenus précédemment (deux avec Paris, un avec Lille).

Damien Le Tallec, dans la fournaise de Belgrade

A Belgrade, les supporters ne font pas les choses à moitié. Quand leur Etoile Rouge remporte le titre de champion de Serbie, ils n’hésitent pas à bloquer le bus de leur équipe sur l’autoroute pour célébrer le sacre avec elle. Après avoir abandonné son trône l’an dernier, le « Crvena Zvezda » a repris son dû cette année au terme d’une saison dominée de bout en bout. Parmi les piliers de l’équipe, le Français Damien Le Tallec est certainement l’un des garants du collectif serbe. Titularisé 24 fois cette saison, l’ancien Nantais a réalisé un exercice complet, tout en régularité et en maîtrise. Il s’offre ainsi son deuxième titre avec l’Etoile Rouge et peut savourer. A 28 ans et dans la folie de Belgrade, le milieu de terrain reconverti en défenseur cette année vit certainement ses plus belles saisons.

Olivier Ntcham, la plaque tournante

Arrivé de Manchester City en début de saison, l’international Espoirs s’est vite fait une place au milieu aux côtés de Brown. Bon à la récupération, Olivier Ntcham a surtout fait parler sa qualité de relance, où ses passes ont souvent cassés les lignes. Doté d’une grosse frappe de balle (5 buts), il s’est illustré en coupe mais aussi en Ligue des Champions. Ces performances ne sont pas passés inaperçues et il s’est installé avec les Bleuets. En club, il est en passe de s’offrir un fabuleux triplé. A seulement 22 ans, celui qui est allé chercher du temps de jeu à réussi son objectif. Nul doute qu’il sera courtisé au prochain mercato.

Moussa Dembélé, l’homme des grands rendez-vous

Il vient de remporter son deuxième titre en deux saisons sous le maillot des Bhoys. Si sa saison est moins prolifiques que la précédente (15 buts contre 32), l’ancien attaquant de Fulham a des circonstances atténuantes. Blessé lors de la préparation et peut-être perturbé par son avenir, il lui a fallu le temps de digérer. Toutefois, il a été présent dans les matchs importants. Buteur au Parc contre son club formateur, il a martyrisé le rival en demi-finale de la coupe où il s’est offert une panenka. Il a également scoré en finale de la coupe de la ligue. Grâce à un mariage de puissance physique et de technique, Moussa Dembélé est un des chouchous de l’extraordinaire public du Celtic Park.

Edouard, l’ode sonne

Ce 29 avril, il est entré dans l’histoire du Celtic. Peu de joueurs peuvent se targuer à 19 ans d’avoir inscrit un doublé en une mi-temps face au grand rival Rangers et offrir ainsi le titre à son équipe. C’est pourtant ce qu’Odsonne Edouard a fait. Prêté par le PSG, le champion d’Europe U17 était venu se relancer après son échec à Toulouse. Sa mission est accomplie. Auteur de 11 buts en 28 matchs toutes compétitions confondues, le Guyanais semble s’épanouir en Ecosse au côté de ses deux jeunes compatriotes. Et comme Dembélé, il s’est mis les supporters dans la poche en marquant à plusieurs reprises face aux Rangers. Son entraîneur ne tarit pas d’éloges et ne verrait pas d’un mauvais œil la levée de son option d’achat.

Hoarau, Guillaume Tell qu’on l’aime 

Meilleur buteur du championnat suisse, Guillaume Hoarau a conforté son fauteuil en offrant le titre aux Young Boys ce week-end. Une première depuis 32 ans pour les Bernois qui peuvent dire merci à leur attaquant français, sur ce match du titre, comme sur l’ensemble de la saison. 14 buts et 6 passes décisives en 22 rencontres de championnat, les stats parlent d’elles-mêmes. Buteur, passeur, point d’appui et leader d’attaque, le joueur de 34 ans n’en finit plus d’impressionner de l’autre côté des Alpes. Après huit années de domination sans partage du FC Bâle, les Young Boys deviennent les rois de suisse. Et ils le doivent en grande partie à leur numéro 9 tricolore !

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